Un rorqual de 18 mètres échoué sur la côte belge

Un rorqual commun (Balaenoptera physalus) mort s’est échoué dans la nuit de mercredi à jeudi sur la plage du Coq. L’animal est arrivé à proximité du rivage vers 2 heures, et il a ensuite été hissé par un bateau sur la plage. Le rorqual mesure 18 mètres de long et pèse environ 35 tonnes.  Ce cétacé dérivait depuis plusieurs heures dans les eaux face à la côte belge, escorté par des oiseaux affamés. Il avait été observé et filmé par l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique.

La police a établi un périmètre de sécurité avec barrières Nadar et cordons de police, pour empêcher les curieux de s’approcher trop près du rorqual. On ne sait pas encore d’où provient l’animal ni comment celui-ci s’est retrouvé dans les eaux belges. Ce type de cétacé n’est pas indigène dans la mer du Nord.

Le rorqual est dans un état relativement bon, pas trop décomposé. On ignore également la cause de sa mort. Il a commencé à être inspecté par les biologistes de l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique, et des universités de Liège et de Gand. Une autopsie est réalisée sur place, elle devrait permettre de savoir comment l’animal est mort. Des parties de ce mammifère long de 18 mètres ont déjà été prélevées et des échantillons ont été envoyés à l’université de Gand. Le cadavre sera ensuite détruit. Le squelette ne sera pas préservé.

Il n’y avait plus eu d’échouage d’un rorqual sur la côte belge depuis 21 ans.

Le rorqual commun est la deuxième plus grande baleine qu’on peut trouver dans la mer (après la baleine bleue), il peut vivre jusqu’à 90 ans. Interrogé par la RTBF, Thierry Jauniaux, spécialiste des mammifères marins et professeur à la faculté de médecine vétérinaire de l’université de Liège, évoque les causes possibles de la mort de ce type de cétacé, considéré comme une espèce vulnérable :

Les collisions avec des bateaux sont relativement fréquentes. On peut aussi avoir des maladies, des infections par virus. Certains animaux se prennent parfois dans des filets de pêche. Il y a aussi l’impact des polluants, ou des déchets tels que des plastiques. On a déjà eu des rorquals, de plus petite taille, morts parce qu’ils avaient ingéré des plastiques qui avaient bloqué l’estomac.

Selon les premiers résultats de l’autopsie, le rorqual échoué est un mâle, et il est très maigre.

La population de rorquals communs est estimée à environ 10.000 individus dans l’Atlantique Nord. On les observe plutôt dans les eaux froides, au large de l’Islande ou du Groenland. Ils sont rares dans nos eaux parce qu’il n’y a pas la profondeur suffisante pour trouver les proies dont elles se nourrissent d’habitude; poursuit Thierry Jauniaux.


Source de l’article: RTBF

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