Les tortues vertes sont en difficulté mais l’aide arrive

Les tortues vertes sont en difficulté mais l’aide arrive… En effet, les tortues vertes sont en dangers depuis trop longtemps déjà, mais les choses s’accélèrent pour cette espèce. Pour mieux la préserver il s’agit désormais de mieux la comprendre.

Les tortues vertes (Chelonia mydas) est une espèce marine répandue dans les océans tropicaux de toute la planète mais dont la répartition n’est pas uniforme. Leur mode de vie, lieux de ponte et capacités migratoires sont importantes à connaître si l’on souhaite les préserver au mieux. Sur les 20 dernières années on estime que 50 % des tortues vertes ont disparu de la surface du globe. Il n’en faut pas bien plus pour se dire qu’il est important de comprendre les causes d’une telle chute des effectifs.

Leur chair et leurs oeufs sont encore consommés dans certaines parties du monde et les tortuesvertes se retrouvent régulièrement prisonnières de filets de pêche, ce qui impacte grandement cette espèce. La destruction de ses lieux de ponte que ce soit pour l’exploitation du sable ou pour la construction, sont des phénomènes également aggravants.

Ce n’est malheureusement pas tout. La dégradation des milieux marins en général semble aussi porter préjudice à l’espèce. Arrivent ensuite les sources lumineuses près des sites de ponte qui gênent l’orientation des animaux et le réchauffement climatique qui influence le sexe des juvéniles (au-dessus de 27°C seuls des femelles éclosent). La tortue verte est une grande voyageuse et peut parcourir jusqu’à 2.000 kilomètres avant de revenir à son site de ponte !

Pour mieux protéger l’espèce, il est donc essentiel de mieux comprendre comment elle fonctionne, quels sont ses lieux d’alimentation, ses lieux de reproduction ou sa capacité à migrer. Il sera alors possible de préserver les lieux qui sont essentiels à sa survie et à son épanouissement car les données actuelles sont encore insuffisantes.

Pour cela plusieurs programmes sont en cours et qui permettent de suivre plusieurs spécimens de tortues verte « en direct » et pendant plusieurs années. Le CNRS suit par exemple les populations de tortues martiniquaises en leur fixant des caméras ou des capteurs sur la carapace dans le cadre d’un Plan National d’Action qui court jusqu’en 2027.

Le WWF n’est pas en reste sur la démarche et a équipé plusieurs animaux de balises Argos qu’il est même possible de suivre sur un site spécialement conçu pour l’occasion ! Les 11 tortues ainsi équipées seront aussi suivies physiquement avec observations et pesées afin d’avoir des résultats les plus pointus possibles


Source de l’article: ConsoGlobe