Une pollution qui vient des Hôpitaux

Note de Sea And Human : Une autre pollution chimique vient détruire les océans. Cette pollution venant des hôpitaux, n’est pas traitée par les stations d’épurations. Les océans sont de plus en plus des poubelles…

© Crédit photo : Erwan Amice / CNRS

Le gadolinium ? C’est un produit – une terre rare – utilisé en imagerie médicale qui se retrouve dans les urines des patients… et finit sa course dans l’océan, polluant des coquillages, pointe Sciences ouest dans son édition de septembre.

Lors d’une IRM (imagerie par résonnance médicale), les radiologues injectent au patient un produit de contraste dont le principal ingrédient est le gadolinium. Quelques heures après, ce produit non traité en station d’épuration pollue l’environnement via les urines des patients. En France, trois tonnes de gadolinium sont rejetées chaque année, indiquent nos confrères.

En 2016, des chercheurs du CNRS en ont détecté une concentration excessive dans la chair de patelles en rade de Brest. Depuis, ils ont exploré avec l’IUEM (Institut universitaire européen de la mer) une collection d’échantillons de coquilles Saint-Jacques de la rade de Brest rassemblée depuis les années 1990 : elles comportent des traces de gadolinium depuis 30 ans ! La concentration concorde avec l’usage médical : excessive entre 1989 et 2005, à la baisse jusqu’en 2010, et désormais en hausse exponentielle. L’effet sur l’environnement est encore méconnu, mais les chercheurs suggèrent de limiter la propagation du produit par un usage plus raisonné, et un traitement des urines après l’injection.

Aussi dans ce numéro de Sciences ouest, mais cette fois en accès réservé aux abonnés, l’effet d’un câble électrique sur la vie marine. À travers le projet Species1, l’Ifremer a réalisé des mesures des champs électromagnétiques sur les câbles entre Jersey et le Cotentin, afin d’en évaluer l’impact sur les organismes.


Source de l’article : Le Marin