Phoques décapités dans le Finistère: les auteurs présumés identifiés

L’enquête sur le massacre des deux phoques retrouvés décapités ces dernières semaines, dans le Finistère, a connu une nouvelle avancée ce jeudi. La gendarmerie maritime de Concarneau a ainsi annoncé dans un communiqué avoir « identifié des personnes contre lesquelles il existe un faisceau de présomptions les mettant en cause dans les faits de capture non déclarée, transport et destruction non autorisée d’espèce animale non domestique protégée ».

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© Credit Photo : John MacDougall / AFP

L’affaire avait démarré vers la mi-février à Concarneau (Finistère) avec la découverte d’une tête de phoque immergée et accrochée à un cordage au bout de la digue du port de plaisance. Trois semaines plus tard, le corps sans tête de l’animal avait été retrouvé par une promeneuse au fond de l’anse du Cabellou.

Et le 18 mars, un second corps décapité était découvert sur une plage de Trégunc, à quelques kilomètres de Concarneau. Pour le directeur d’enquête Gautier Paris, les deux phoques avaient été décapités volontairement à l’aide d’un objet tranchant.

Ces actes particulièrement barbares avaient suscité une vague d’indignation parmi les internautes. La gendarmerie de Concarneau avait lancé un appel à témoins le 25 avril tandis que l’ONG Sea Shepherd avait annoncé sur les réseaux sociaux qu’elle offrirait 10.000 euros de récompense pour toute information qui permettra d’identifier le ou les coupables.

Dans leur communiqué, les militaires ont souligné que l’appel à témoins relayé par les médias ainsi que la promesse de récompense faite par Sea Shepherd ont été déterminants.

Le parquet de Quimper est désormais en charge de l’affaire et devrait y donner prochainement des suites judiciaires. L’article L-415-3 du code de l’environnement prévoit jusqu’à 2 ans de prison ferme et 150 000 euros d’amende. Sea Shepherd a déposé plainte et espère une peine exemplaire et dissuasive. Il faut faire cesser l’impunité ambiante qui règne autour de ces actes de barbarie et d’atteinte aux espèces protégées.

La question des “sévices graves” se pose également à nos yeux.


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