Bon 20ième anniversaire au sanctuaire Pelagos!

L’accord transfrontalier scellé entre la France, Monaco et l’Italie pour la protection des cétacés en Méditerranée il y a maintenant deux décennies porte ses fruits.

© Crédit Photo : S. Meriotte / GECEM

L’ambition reste la même pour ce 20e anniversaire du sanctuaire Pelagos qui couvre un espace maritime de 87 500 km2 en Méditerranée : la protection des mammifères marins et de leur habitat face à une activité humaine invasive et polluante. Ses acteurs se félicitent des « résultats encourageants » déjà obtenus. Sans s’en contenter pour autant.

© Crédit Photo : Sanctuaire PELAGOS

« Cet espace extraordinaire est à la fois notre patrimoine et notre poumon économique », a-t-il été rappelé par les acteurs réunis à la résidence du préfet maritime à Toulon à l’occasion de ce 20e anniversaire, en précisant que sa préservation incombait à tous : aux plaisanciers, pêcheurs, militaires et autres représentants de la marine marchande.

Pour y parvenir plusieurs actions sont menées de front aussi bien en matière de recherche scientifique que de sensibilisation des acteurs et du grand public, sans compter les actions concrètes déjà menées et celles restant à conduire sur le terrain. Parmi les succès notables, on retrouve le dispositif Repcet de l’association Souffleurs d’écume qui équipe aujourd’hui 39 navires de croisière et permet de limiter les collisions entre ces derniers et les cétacés, principales causes de leur mortalité.

S’agissant ensuite de tourisme écoresponsable a initié, le label « high quality whale watching » devrait être renforcé. Il s’agit là encore de réguler l’observation touristique des baleines, une activité, qui avait tendance à se développer de manière trop anarchique sans grand respect pour le milieu, afin de réduire au maximum son impact. Avec une formation des opérateurs à un code de bonne conduite pour l’observation des cétacés, qui comporte l’interdiction des activités de nage avec les cétacés ainsi que la détection aérienne. Mais aussi la pratique du tri des déchets à bord et la participation aux programmes de recherche. Un label élaboré en concertation avec les opérateurs et prescripteurs français, italiens et monégasques, qui garantit une activité d’observation respectueuse.


Source de l’article: La Marseillaise