Les marsouins sont de retour en Écosse

Note de Sea And Human : Le pod de marsouins, qui est de retour en Écosse, comporte moins d’individus. Posons-nous les bonnes questions sur le pourquoi. Les cétacés ont un rôle primordial pour l’équilibre des océans. Il est de notre devoir de les protéger.

© Crédit Photo : Andrew Cleave/NPL/Alamy

A l’approche de l’hiver, les falaises des Orcades, autrefois très répugnantes, se sont vidées de leurs oiseaux. Je ne peux pas m’empêcher de rater le bourrasque du feuilleton aviaire qui se déroule ci-dessous, et même le risque occasionnel de s’approcher de trop près d’une colonie de sternes.

Mais alors que la terre tombe au calme, la mer est de plus en plus occupée. Des orques, des dauphins de Risso, des dauphins communs et même une baleine à bosse ont tous été repérés dans les eaux entourant notre archipel le mois dernier. Cette nouvelle, je dois l’avouer, je reçois avec autant d’envie que d’excitation.

C’était donc une joie de voir de la rive ouest de Flotta un frisson indéniable d’activités au sud: un frémissement de mouvement; le scintillement de l’eau envoyé vers le ciel et capturé par le soleil – peut-être 20 corps sombres, se déplaçant rapidement dans le détroit de Cantick.

Celles-ci étaient presque certainement des membres du «super-groupe» de marsouins qui a élu domicile dans ces eaux, comme chaque automne depuis six ans. Auparavant, les super-pods comptaient plus de 100 animaux; cette année, il y en a au moins 60 et peut-être plus. Les marsouins sont timides et sont rarement vus dans de grands groupes. Ce rassemblement annuel présente donc un intérêt particulier.

© Crédit Photo : NPL/Alamy

En les fixant dans notre champ de vision, nous avons longé le bord de la falaise jusqu’à notre meilleur point de vue, en nous couchant sur un matelas élastique de bruyères et de sphaignes et en pâturant sur de minuscules myrtilles amères. La nacelle s’est déplacée vers le nord, accrochée à la côte. Nous l’avons vu bouger comme un point sur l’eau, alors que les marsouins apparaissaient un à un pour respirer: rouler dans la vague en douceur, un sursaut de peau et d’aileron gris et lisse.

Des observateurs rapprochés pourraient entendre une bouffée d’air émise à chaque montée, une sorte de toux reniflante qui pourrait expliquer l’étymologie peu flatteuse de leur nom, qui proviendrait du porc français normand, porc-poisson. (Ils sont encore parfois appelés “mereswine”.)

Mais nous n’étions pas assez proches. Bientôt, ils contournèrent la pointe du piratage, se tournèrent vers l’ouest et s’éloignèrent. Nous étions seuls une fois de plus, mais pour le phoque d’embouteillage, balançant – rapidement endormi – dans la mer ci-dessous.


Source de l’article : The Guardian