28 cétacés retrouvés morts sur une plage en Australie

28 cétacés retrouvés morts sur une plage en Australie … Effectivement, vingt-huit cétacés ont été retrouvés morts sur une plage de l’extrême sud-est de l’Australie, ont annoncé le 28 novembre 2018 les autorités, quelques jours après un échouement encore plus massif, et également inexpliqué, en Nouvelle-Zélande. Des analyses sont en cours pour déterminer les raisons de ce triste phénomène.

C’est le pilote d’un avion privé survolant le Parc national de Croajingolong, dans l’Etat de Victoria, qui a dénombré la veille, durant l’après-midi, les 27 globicéphales – également connus sous le nom de baleines-pilotes – et la baleine à bosse échoués sur une plage. Des responsables du parc se sont ensuite rendus sur place, où ils ont vu que huit cétacés étaient encore en vie, bien que dans un état critique. Quand ils y sont retournés le lendemain, ils ont constaté la mort de tous les animaux.

Les autorités pensent que la baleine à bosse s’est échouée bien avant les dauphins-pilotes. Gail Wright, de l’administration des parcs du Victoria, a indiqué que des prélèvements étaient en cours pour espérer y voir plus clair sur les raisons de cet échouement.

C’est un des grands mystères, on ne sait pas ce qui les provoque; a-t-elle déclaré, en indiquant qu’il s’agissait probablement, en termes de nombres, de l’échouement le plus important dans cette partie de l’Australie depuis les années 1980.

 

Les causes précises des échouements sont inconnues. Ils peuvent être dus à des maladies, à des erreurs de navigation, à la marée descendante, à une météo défavorable ou au fait d’être poursuivi par un prédateur.

Les échouages massifs de mammifères marins sont beaucoup plus rares en Europe qu’en Nouvelle-Zélande ou en Australie. Ceux observés en Europe concernent majoritairement des animaux morts en mer de causes naturelles ou anthropiques (captures accidentelles, collisions…). Dans ce cas, le vent et les courants de marée ramènent parfois les cadavres des animaux à la dérive jusqu’à la terre ferme; expliquait dans un précédent article de Sciences et Avenir, Hélène Peltier, ingénieure de recherche à l’Observatoire Pelagis situé à La Rochelle.


Source de l’article: Sciences et Avenir