4 bénévoles Sea Shepherd en garde à vue en France

Note de Sea And Human : Ces 4 bénévoles de Sea Shepherd ont été mis en garde à vue pour avoir exposé 3 dauphins morts à cause de la pêche. En France, on veut arrêter les activistes qui lancent l’alerte.

© Crédit Photo : Sea Shepherd

Quatre bénévoles de Sea Sheperd ont été placés en garde à vue par la gendarmerie de Saint-Gilles-Croix-de-Vie ce mardi 11 février. L’un d’eux s’y rendait après une convocation dans le cadre d’une enquête engagée par le parquet des Sables-d’Olonne pour transport illégal d’espèce protégée.

Fin janvier, des bénévoles de Sea Shepherd avaient en effet exposé un dauphin mort dans la rue à Saint-Gilles-Croix-de-Vie pour dénoncer les captures accidentelles de dauphins par les pêcheurs.

Pour dénoncer l’absurdité de cette convocation, des bénévoles ont exposé trois dauphins trouvés le jour-même sur les plages devant la gendarmerie, raconte Lamya Essemlali, responsable France de Sea Shepherd. On voulait montrer que de fait les dauphins ne sont pas une espèce protégée : il y a eu 11 300 dauphins retrouvés morts en 2019.

Après cette action, trois autres bénévoles ont donc été placés en garde à vue pour être entendus. Les quatre activistes ont refusé de signer un rappel à la loi et sont sortis en début de soirée de la gendarmerie. Ce n’est pas nous qui avons enfreint la loi mais les pêcheurs qui ne déclarent pas les dauphins capturés accidentellement pour permettre aux scientifiques de dresser un bilan sur cette surmortalité. Sur 11 300 dauphins morts, il y a 7 déclarations de capture. On souhaite des caméras sur les bateaux pour permettre ce comptage.

Aucune poursuite n’a été engagée contre les bénévoles. Mais on sent qu’on est en terrain hostile ici, alors qu’on a déjà mené ce genre d’action à Paris ou Bordeaux sans avoir de problème. Nous, on va continuer ce genre d’action, on verra ce qui se passe.

De son côté le parquet des Sables a déclaré ne faire que rappeler la loi en vigueur qui s’applique à tous, sans céder à de quelconques revendications de la part de qui que ce soit.



Sources de l’article : Ouest France et Page Facebook de Sea Shepherd France